Bernard Sportès

Bernard Sportès se définit comme un écrivain de l’aube. Ce moment privilégié, volé à l’agitation de la vie, est propice à son besoin de raconter des histoires qui font réfléchir. Il publie ici son premier roman.
Passionné de littérature, de philosophie mais surtout passionné du spectacle de la comédie humaine à laquelle son métier de médecin lui donne un accès privilégié et sans filtre.
Médecine générale, semi-rurale, médecine complète qui n’élude pas la fin de vie.
Formé en soins palliatifs, il accompagne en permanence, depuis plus de 20 ans, des mourants jusqu’au bord de l’horizon. Sa pratique s’enrichit et s’apaise du nécessaire partage avec les équipes soignantes et il participe à différents groupes de réflexion, comités d’éthique, etc…
Le point de vue radical sur le débat de la fin de vie qu’il présente ici est issu de sa longue fréquentation des mourants dans les situations les plus diverses et complexes. Son approche, où dialoguent en permanence l’expérience et la réflexion, tente d’éviter les écueils des apriori sectaires et de l’émotivité brandie.
Le roman : Confessions
Une histoire à trois voix. Trois personnes ayant vécu la même soirée la racontent des années plus tard à trois interlocuteurs différents. Cette soirée avait été cruciale dans la vie de chacun pour des raisons différentes.
De façons très diverses ces récits sont des confessions.
Les trois interlocuteurs qui reçoivent ces confessions vont également voir leur vie bouleversée par leur écoute.
Le point central autour duquel tourne les récits est la mort d’un homme et l’avenir d’un enfant.
Style et forme :
Roman au ton résolument moderne qui va vite. On avance à marche forcée dans une intrigue qui déjoue tous les plans, brouille toutes les pistes.
Grande place au dialogue où le langage propre à chaque personnage est respecté.
Personnages aux dimensions humaines variées, riches et complexes. Pas de bons, ni de méchants, ni de héros, ni de salauds. Des femmes, des hommes, face à la difficulté d’être.