Blandine Grelin

Blandine GRELIN est psychologue clinicienne. Elle travaille depuis plus de 20 ans auprès de personnes autistes.

Chalonnaise de naissance et Mâconnaise par le travail (à l’IME Les Papillons Blancs d’HURIGNY, 71870), son parcours professionnel l’a conduit à intervenir pendant 6 ans au sein d’une UEMA (Unité d’Enseignement Maternelle pour enfants Autistes). Il s’agit d’une classe d’un établissement médico-social implantée dans une école maternelle. Ces classes accueillent sept enfants âgés de 3 à 6 ans diagnostiqués autistes. L’UEMA met en jeu une collaboration entre l’Education nationale et le secteur médico-social. L’objectif commun des intervenants est de mobiliser les capacités d’apprentissage et d’inclusion des enfants par des approches éducatives, thérapeutiques et d’enseignements adaptés. Sollicitée par les enseignantes de l’école pour expliquer l’autisme aux enfants des autres classes et ne trouvant pas de support existant adapté, elle a écrit et illustré cette histoire « Bizarre ! Bizarre ! » en s’inspirant de son expérience professionnelle.

« Jean est en maternelle. Dans la classe à côté de la sienne, des élèves lui paraissent un peu « bizarres ». Son papa lui explique qu’ils sont autistes. Jean nous présente ses camarades de l’école à travers leurs particularités. Il apprend à les connaître et découvre que chacun d’eux possède des qualités surprenantes. Une histoire d’amitié est en train de naître entre Jean et un camarade de la classe d’à côté… »
Le titre de ce livre découle d’une remarque d’un enfant de l’école étonné par les stéréotypies gestuelles d’un élève.
« Les jeunes se côtoient pendant la récréation, dans les couloirs, lors d’activités pédagogiques communes et lors des temps d’inclusion ».
« C’est touchant d’observer les élèves de maternelle avec leur regard d’enfant. En début d’année, ils peuvent exprimer de la surprise face à certains comportements des enfants TSA (trouble du spectre autistique)  perçus comme étranges. Passé le cap de la rencontre, quelques-uns essaient de créer du lien et s’adaptent à un possible manque de réciprocité sociale. La plupart des élèves se montre d’une grande bienveillance vis-à-vis d’eux (particulièrement les petites filles) ».
Eduquer à l’acceptation de la différence dès le plus jeunes âge permet le « mieux vivre ensemble ».